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Patrimoine


Eglise Saint-Martin à Bourogne
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Eglise de Bourogne

Le 14 août 1734 à 07 heures du matin, le curé Sarrazin s’apprêtait à monter à l’autel pour la messe du matin , quand il aperçut dans le mur de la sacristie une fente qui s’élargissait rapidement ( la sacristie datait de 1697).

Le curé fit rapidement sortir les fidèles et emporta le calice à la cure. Il eut à peine le temps de remonter chercher le ciboire quand le clocher s’écroula, détruisant partiellement le coeur et la nef.

En mai 1736, on creusa les fondations. Les travaux furent achevés le 14 août 1737. Le 14 avril 1755, on bénissait la première pierre de la tour qui fut posée par François-Bernardin Noblat pour la fête de la Saint- Martin, patron de la paroisse.

Ce n’est qu’à la fin de 1755 que la nouvelle église fut achevée. Quand à l’horloge qui avait été complétement abimée lors de la chute de la vieille tour, elle fut remise en état en 1759 mais ce n’est qu’en 1770 que l’on plaça les cadrants.

L’église sera dédiée à Saint-Martin, l’un des patrons de la monarchie française, dit << apôtre des Gaules>> en raison de son intense activité missionnaire.


Les cloches de l'église St Martin à Bourogne
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l'église St Martin

Les Cloches

Pendant la guerre de 30 ans, la communauté avait mis une cloche en sûreté à Montbéliard.

Le 21 mai 1651, cette cloche subit des avaries et en conséquence, on en fondit deux nouvelles qui furent bénîtes le 01 juin 1652 par D. Veillart prieure de Froidefontaine les répondants furent pour la grosse cloche Jen Havard gouverneur de Delle et Madelaine Tourtelier femme du grand-maire Jean-François Monnier. Pour la petite, Jean-Georges Queffemme et Claudine André.

En 1765, une des cloches fut brisée. La communauté décida de faire un emprunt de 2600 livres, 1800 livres furent fournies par le bailli de Delle et le reste par la cure de Bourogne. Le fondeur Roussel de Montbéliard demanda 2212 livres incluant les frais de pose de la charpente et du plancher.

Le parrain fut François-Bernardin Noblat, seigneur de Morvillard et Marie-Ursule Taiclet fille du bailli de Delle.

En 1793 la petite cloche fut donnée à la réquisition.

Le 26 novembre 1812 une nouvelle cloche fut commandée, le travail se fit à Delle. La cloche terminée, on la conduisit à Belfort chez Lapostolet, celui qui délivra un certificat de pesée constatant un poids 620 kg. Bénédiction par le curé Chevrolet de Delle le parrain fut Denis-Maulbon d’Arbaumont ingénieur du canal de Bourogne et sa belle soeur Adelphine-Marie-Thérèse de Bart la marraine. En 1886 la grosse cloche se fêla. On ouvrit crédit de 800 francs or. On décida que la cloche porterait l’inscription suivante.Cette cloche provenant d’une ancienne fêlée a été coulée le 22 juillet 1886. Parrain François Figuet et Marie-Eléonore Dunand pour marraine. Cette refonte a eu lieu alors que M. Lablotier François-Ferréole, père d’Anatole était maire de Bourogne et l’abbé crétien curé de la paroisse.

Les 3 cloches qui font actuellement le beau carillon de l’église présent, ont un poids respectif de 630 - 347 et 203 kg pour un diamètre de 1,04 m - 0,83m et 0.60m.


Fonts Baptismaux - Chaire - Eglise Saint-Martin XVIII° siècle

Ces fonts baptismaux se composent d’une cuve, fermée d’un couvercle, adossée à un élément mural, le tout en bois.

Le pan mural sculpté dans la masse illustre le baptême du Christ par Jean-Baptiste (CL. M. H.)

Cette chaire en bois est surmontée d’un abat-voix, sorte de petit dias disposé à cet emplacement pour rabattre, par réflexion, la voix de l’orateur vers l’auditoire. La cuve est ornée de cinq panneaux sculptés représentant le Christ et les apôtres. (CL. M.H.)


Fonts baptismaux
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Chaire
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Pierre tombale 1559 Eglise Saint-Martin

La chapelle Saint Nicolas, adossée à l’ancienne église, est détruite en même temps que cet édifice.

C’est dans cette chapelle qu’étaient enterrés les seigneurs Brinighoffen. A la fin des travaux de l’église, leurs pierres tombales sont placées dans le choeur de l’église Saint-Martin.

Cette famille noble, originaire du Sundgau Alsacien, a donné son nom à un village de la vallée de la Largue .

Ils détiennent pendant près de deux cents ans la coseigneurie de Bourogne, cédée en 1522 à Hamann de Brinighoffen pour ses bons et loyaux services rendus pendant dix-sept ans>> par Guillaume de Furstenberg, moyennant foi et hommage.
 


Pierre tombale
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Pierre tombale 1
cliquez pour agrandir l'image Pierre tombale 1

Cimetière actuel
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Le Cimetière

Le cimetière de la côte devint le grand cimetière, celui qui entoure l’église, le petit cimetière. Le sentier qui conduit à la cour de l’église donc qui menait au petit cimetière s’appelle encore aujourd’hui le "coem trot".

On ne peut parler d’égalités même après la mort. Les curés, les seigneurs représentaient en leur qualité de décideur celui qui avait le droit de prélever la dime, ceux qui étaient enterrés dans le coeur, les bienfaiteurs de l’église, les notables dans la nef ou dans le vestibule suivant le rang du défunt. La place s’allouait selon l’importance des services rendus et parfois moyennant finances. Les places les plus enviées étaient le sanctuaire, sous les gouttières si possible. On prêtait à l’eau qui ruisselait des toits de l’église une vertu purificatrice. L’actuel cimetière fut agrandi en 1920-1922.


La cure
cliquez pour agrandir l'image La cure

Presbytère

La première citation que nous connaissons du presbytère date de mai 1535. Après de longues contestations, était conclu un accord mais le texte ne fut pas connu. Toutefois il semble résulter des réglements curaux de 1579 et 1611 qui concernait à ce que les paroissiens contribuent aux réparations nécessitées pouvant survenir après quelques détériorations.


Pont de la Bourbeuse
Pont de la Bourbeuse

 

Un Pont.....La Poste

Placée à mi-chemin entre Belfort et Delle, la position du village lui vallut d’être classé relais de poste quand ce service s’organisa.

Mais à cette époque, il fallait traverser deux rivières à gué, ce qui n’était pas toujours possible suivant les saisons. Afin de faciliter la circulation sur cette voie internationale on construisit un pont à Bourogne sur la Bourbeuse en 1714 puis un peu plus tard en 1747 à Sévenans sur la Savoureuse.

Bourogne vit l’ouverture de son premier bureau de poste le 1 décembre 1844.

Communes rattachées (Morvillars - Brebotte - Charmois - Froidefontaine - Meroux - Moval - Recouvrance)

La maison qui abrite actuellement la poste et l’ancienne mairie fut construite en 1924. Avant cette date c’était la maison prés du pont qui appartenait à Fernand Gobetti. Dans les années 1930, cette maison appartenait à la famille Vieillard et était occupée par Mme veuve Lina Cottet dont le mari travaillait aussi aux usines de Morvillars. Par la suite, sa belle fille Yvonne, elle aussi veuve avec deux enfants y demeura.


La gare

C’est en 1877 que Bourogne vit l’ouverture d’une gare par la compagnie de l’est des chemins de fer, la liaison Belfort Delle se fit avec quatre arrêts Meroux, Bourogne, Morvillars, Grandvillars.


les ruines du château
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Le Château

Le château XVI° siècle de style Renaissance est encore habité avant la premiére Guerre mondiale par la famille Valbert.

Son entretien devenant trop coûteux, il est laissé à l’abandon par ses propriétaires.

Il sert alors de carrière, la plus grande partie des pierres étant utilisée par les constructeurs des maisons du village.

Il n’en subsiste que la cave, où le propriétaire entreposait des betteraves dans les années 1950.

Encorbellement qui ornait une tour d’angle encore visible actuellement.


Lavoir du corps de garde
cliquez pour agrandir l'image Lavoir du corps de garde

Fontaine lavoir du corps de garde

Pierre et Grès rose

Cette fontaine, qui a la même architecture que la fontaine du château, n’est à l’origine qu’un bassin servant d’abreuvoir.

Celle-ci a été reconstruite en 1849 sur les plans d’un architecte Belfortain, Constantin Tisserant, et par B.Prevot, entrepreneur à Offemont.

30 laveuses et 6 rinceuses pouvaient y trouver place, tandis-que 40 bêtes étaient censées s’y abreuver en concert.

L’entablement toscan de la halle du lavoir est porté par des piliers carrés incrits entre 4 piliers corniers plus forts.

Initialement en tôle plombée, la couverture à croupe a été récemment refaite en petites tuiles écailles.

Par un canal vouté, l’eau est conduite au bassin de source polygonal puis alimente le grand abreuvoir extérieur en forme de U avant de revenir vers le rinçoir qui la distribue aux 2 lavoirs.


Lavoir du château
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Lavoir-fontaine du château 1847

Cette fontaine couverte se compose d’un puisoir surmonté de quatre arcades soutenant un toit en pavillon.

 Le puisoir est le plus souvent rempli de caillasse et de sable, qui servent à retenir les eaux de pluie. Les arcades sont surmontées de pilastre et d’un entablement de style toscan. La fontaine a de multiples usages : une partie est réservée à la consommation humaine, une autre au bétail avec un abreuvoir, et enfin, un lavoir et un rinçoir complètent cet ensemble.

Toutes ces parties sont soigneusement séparées pour éviter la propagation des maladies et des épidémies. (I. M. H. 1980).

Architecte : Tisserand. Pierre et grès rose.

 


Lavoir Bernardot
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Lavoir Bernardot 1865

Ce lavoir, construit en pierre selon un plan rectangulaire, dispose de trois bassins encadrant une petite place et s’ouvrant sur le puisard.

La municipalité, par souci d’hygiène, veille à ce que le linge ne soit pas lavé et rincé dans les bassins de ce lavoir, qui sont réservés aux bêtes.


Ancien corps de garde
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Ancien corps de gards 1850 - Grès des Vosges

Cet ancien corps de garde, construit au XIX° siècle, est devenu obsolète à l’abandon du château par ses propriétaires.

Il a connu depuis, différentes affectations. Mairie jusqu’en 1925, il sert ensuite de salle de réunion, de commerce, puis de lieu d’habitation pour enfin accueillir la bibliothèque municipale.

Lors de la Segonde Guerre mondiale, ses caves ont servi de prison pour les vagabonds et les prisonniers de guerre Allemands.


Ecole du centre
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Ecole du centre

Après la Seconde Guerre mondiale, l’accroissement démographique entraîne une augmentation de la population scolaire.

Une nouvelle classe doit être créée en 1956 dans la salle de réunion du conseil, en attendant la construction du groupe scolaire du centre, composé de deux salles de classe et d’un logement.

Pour libérer le terrain, la commune achète une ancienne ferme le long de la route nationale et une maison, rue des Ecoles.


 


ferme du Séminaire
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Le "Séminaire" de Bourogne

En 1762, la famille Klopfenstein, cultivateurs anabaptistes, est propriétaire d’une ferme : Elle exploite ses terrains.

En 1837, Nicolas Lebleu, riche commerçant de Belfort, acheta les prés de Nicolas Klopfenstein et y fit construire sa maison.

Le canal (creusé à Bourogne entre 1808 et 1810), économiquement concurrencé par la toute nouvelle voie ferrée pousse N Lebleu dès 1866 à vendre ses propriétés à un dénommé Emile Jacob, négociant en vin et commissaire en marchandises.


En 1874, des Pères Maristes (1), chassés d’Alsace (alors allemande) y trouvent refuge et achètent les propriétés à E Jacob.  
Le 9 novembre 1874, les premiers postulants Marianistes arrivent de l’Abbaye d’Ebermunster (2).
Le 26 novembre 1874, un dénommé Meyer, futur directeur de l’établissement, est autorisé à ouvrir un pensionnat primaire pour 60 élèves. A la fin de l’année 1878, une centaine d’élèves sont encadrés par 6 professeurs et 8 Frères Maristes.

    (1) Ordre religieux “ à vœux simples” de droit pontifical fondé en 1822 : a pour but l’enseignement de la jeunesse.
 
    (2) Ebermunster se situe entre Sélestat et Ilkirch.

Séminaire
cliquez pour agrandir l'image Séminaire

De l’autre côté du canal, la maison Miclo (appelée “Le Château”) est louée en guise de dortoir. Par la suite, une grande maison en bois sera construite par les Frères, aidés vraisemblablement des postulants.
Pendant 30 années, “le Séminaire de Bourogne” formera de nombreux élèves (il en compta jusqu’à 120), qui, après avoir passé par les noviciats (3) de Courtefontaine ou de Riz, de Moissac, de Graz (Autriche), de Vittoria (Espagne), deviendront Prêtres et Missionnaires, d’où ce nom de Séminaire donné à cette maison de Bourogne.

Le grand bâtiment (voir photos ci-dessous), construit en deux temps en 1884 et en 1898 remplacera la maison en bois. Il comprenait :

  • un dortoir pouvant accueillir 120 pensionnaires,
  • les chambres des professeurs,
  • une chapelle.

Par la loi sur les congrégations votée par les députés le 18 mars 1903, l’établissement doit fermer ses portes. (la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation de l’église et de l’état).


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  (3) Noviciat : Temps d’épreuve que la règle d’une congrégation religieuse impose aux novices avant leur profession

Le 14 avril 1903, le commissaire vient notifier l’avis d’expulsion dans les huit jours.

Deux jours plus tard, les postulants quittent l’établissement et reprennent le chemin de l’Alsace en attendant d’être recueillis dans un autre asile à Saint Rémy, dans le Luxembourg Belge.

La propriété fut vendue par le liquidateur et rachetée par M Maitre, directeur des forges de Morvillars.


Vue aérienne du Séminaire de Bourogne
cliquez pour agrandir l'image Vue aérienne du Séminaire de Bourogne

Le Séminaire
cliquez pour agrandir l'image Le Séminaire

 Pendant la guerre de 1914 / 1918, le bâtiment servit d’hôpital annexe à celui de Morvillars pour les grands blessés du front alsacien. Le Père Vidonne de l’Ordre de Saint François de Sales était attaché à cet hôpital. Plus tard, son Ordre, cherchant des implantations pour des écoles confessionnelles, racheta le bâtiment.
Dirigée par le Père Vidonne, l’école de Saint François de Sales fut ré-ouverte en octobre 1932. Ce n’était pas un séminaire, les enfants qui avaient la vocation étaient dirigés par la suite vers un noviciat.
 
En 1938, une quarantaine d’élèves fréquentaient cet établissement d’enseignement classique.
L’école fut à nouveau fermée lors de la seconde guerre mondiale, elle fut réquisitionnée pour devenir une infirmerie militaire supposée française.
De 1940 à 1944, le Séminaire sera occupé par les soldats allemands.
Le 19 novembre 1944, après avoir repéré que la cour et les abords de l’établissement étaient remplis de voitures et de matériels militaires allemands, les avions américains bombardèrent sévèrement les bâtiments.
Les dégâts sont importants, cependant, aucune indemnité ne sera perçue car l’établissement appartient à une société suisse dont le siège est à Genève.
Mais grâce à de nombreux dons, à des kermesses, les Pères restaureront la maison.
 
En 1949, le séminaire ré-ouvre ses portes pour accueillir, en plus des séminaristes, 27 élèves. Ce chiffre ira en augmentant d’année en année.
En 1960, une grande salle de gymnastique, transformable en salle de théâtre et de cinéma est construite.
En 1962 ou 1963, l’école ferme définitivement ses portes en raison d’un effectif d’enseignants insuffisant.
 
En 1970, la société des Automobiles Peugeot, en plein essor économique loue aux Frères Salésiens les bâtiments afin d’y héberger 200 travailleurs immigrés. Les vastes dortoirs sont alors séparés en chambres par des cloisons. Une extension considérable des bâtiments est envisagée afin d’y loger 400 personnes. Le conseil municipal refuse cependant cette modification.

Séminaire vide
cliquez pour agrandir l'image Séminaire vide
Plusieurs projets proposés ne verront cependant pas le jour : Musée de “l’outil et la vie d’antan”, collège, restaurant, prison…
Depuis cette période, le bâtiment est vide, subissant les outrages du temps ainsi que le pillage des tuiles, radiateurs, et canalisations de cuivre…
Le Séminaire sera finalement démoli entre 1985 et 1986.
 
 
   
 
 

 
Origine : Articles de l’Est Républicain, archives, bulletin municipal

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